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Marine Le Pen, le FN et le 8 mars

La présidente du Front National a donné le 5 février dernier, lors de son discours de lancement de campagne à Lyon, la grille de lecture et l’idéologie qui sous-tend son programme. D’abord une opposition binaire entre « patriotes » et « mondialistes », ensuite une division des « mondialistes » en deux catégories qui se « feraient la courte échelle » : les « mondialistes » économiques (ce qui correspond à l’Union Européenne) et les « mondialistes » djihadistes (les islamistes).
C’est forte de cette grille de (...)

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Les droits des femmes contre les extrêmes droites

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Le collectif unitaire « Droits des femmes contre les extrêmes droites » s’est créé pour lutter contre les fausses idées et le double discours répandus par les extrêmes droites. Il se donne pour objectifs d’informer sur les dangers de leur montée au pouvoir, de dénoncer et décrypter la manière dont les partis d’extrême droite et mouvements traditionalistes et familialistes s’adressent aux femmes, notamment en instrumentalisant au besoin le discours féministe. Enfin nous voulons expliquer en quoi leurs actions et déclarations sont dangereuses pour les droits des femmes.
Depuis toujours, le Front National prône une politique raciste d’exclusion nommée « préférence nationale » ou « priorité nationale ». Il prend une place de plus en plus importante dans le paysage politique français. En décembre 2015, il a réuni dès le premier tour des élections régionales plus de 6 millions de voix. Ce parti compte désormais 358 conseiller-ères régionaux, 20 parlementaires européen-nes, 2 député-es, 2 sénateurs et il dirige 10 villes et une mairie de secteur à Marseille. Sous couvert de « patriotisme », il propose un discours pseudo-économique fourre-tout, incohérent et dangereux pour les droits sociaux collectifs acquis par les luttes. Il prétend défendre le peuple et pourtant dans les municipalités où il est au pouvoir, il ferme les centres sociaux et les locaux d’associations ou diminue, voire supprime, leurs subventions, favorisant le chacun pour soi. Ses idées sont partagées par nombre de partis d’extrême droite européens qui forment avec lui un groupe au Parlement.
La prochaine étape stratégique est celle des présidentielles en 2017, où le FN espère faire gagner sa présidente. Si historiquement le vote d’extrême droite est masculin, le FN attire de plus en plus l’électorat féminin. Or ce parti dirigé par une femme est sexiste : le féminisme de façade affiché par Marine Le Pen est un leurre ; elle utilise son image prétendument « moderne » dans une visée électoraliste : son seul objectif est la conquête du pouvoir.
Depuis 3 ans, « La Manif pour Tous », les identitaires, Sens commun, le FN, influencent les partis conservateurs, et plus largement les débats de société, en diffusant leurs discours de haine et d’exclusion sur des questions liées à la famille, l’homosexualité, la bioéthique, les droits des femmes, la mythique complémentarité entre les sexes, etc. Ils visent à faire croire que les inégalités subies par les femmes se résorberont, par enchantement, avec la fin de l’immigration et leur seul programme nationaliste.
Tout cela est faux : les inégalités et les violences que subissent les femmes ont une racine bien différente, le système patriarcal, et appliquer un programme nationaliste, identitaire et raciste ne le gommera pas.
Bien au contraire : les idées du Front national d’aujourd’hui, ses pratiques de terrain, ont et auront des répercussions très destructrices sur la vie des femmes.
Derrière les discours prudents et la maîtrise de la communication pour essayer de se dédiaboliser, les idéologies d’extrêmes droites reflètent toujours un programme politique qui vise à limiter drastiquement l’avortement, à renvoyer les femmes à la maison, à les empêcher d’acquérir leur autonomie financière.
Pour les féministes et organisations signataires, la société que nous voulons est une société égalitaire débarrassée de toutes les dominations. Le combat est plus que jamais d’actualité et nécessaire. Notre collectif se propose de débusquer les mensonges, les contrevérités, les pièges, de la manière la plus claire possible ; et de faire des propositions sur ce que doit être une politique agissant réellement pour les droits des femmes.

Le collectif unitaire « Droits des femmes contre les extrêmes droites »

Premiers signataires : Attac, Cadac, CGT, Collectif National pour les Droits des Femmes, Coordination Lesbienne en France, les effrontées, Ensemble !, Europe Écologie-les Verts, Femmes Égalité, Femmes solidaires, Femmes migrantes debout, FSU, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie – LFID, Ligue des Droits de l’Homme, Maison des femmes Thérèse Clerc – Montreuil, Marche mondiale des femmes, Osez le féminisme !, PCF, Réseau féministe Ruptures, UFAL, Union Syndicale Solidaires, Vigilance Syndicale Antifasciste-Visa.